
Certains vont former des enfants dont les parents ne sont pas encore nés, à mettre en parallèle avec la durée de vie d’un ministère de l’éducation.
Comment articuler l’obsession de la préparation au concours et le master ?
Un monde qui change, une école qui tangue, une formation qui hésite…
- Dans l’antiquité, c’est un esclave, le pédagogue qui conduit l’enfant à l’école. Au moyen âge on se rend compte que la transmission du savoir ne va pas de soi. Le métier s’établit dans le cadre corporatif la licentia docendi est délivrée par l’université. Maîtriser le savoir suffit à l’enseigner. Nous sommes dans le compagnonnage avec des rites encore présents : la leçon d’agrégation et la soutenance de thèse sont la trace du chef d’œuvre. La leçon d’agrégation fonctionne comme un chef d’œuvre. La soutenance d’une thèse est aussi dans cette continuité, pour tester la résistance du postulant.
- Au dix septième siècle apparition des premières fabriques avec une rationalisation et une rationalisation de l’enseignement. On pense l’enseignement dans une logique de rentabilité. La Salle invente en 1685 et l’enseignement collectif se standardise.
- En 1770 est crée la première Normalskhule en Autriche et Lakanal crée les Ecoles normales comme « type de règle de toutes les autres écoles »
- Avec la création du lycée en 1802 et du baccalauréat en 1808, Napoléon redonne à l’université le monopole sur le secondaire. Modèle calqué sur l’armée où l’on peut savoir ce que font tous les lycéens de France. Dans le modèle républicain, géométrique tout repose sur l’école communale. Les tentatives actuelles d’unification du système, montre qu’il n’est pas unifié (formation des professeurs du premier degré et second degré). Jusqu’en 1959 (BERTHOIN) Le primaire est abandonné au local alors que le secondaire est chargé de former l’élite administrative de la nation. CAPES 1950 suit l’inflation du nombre d’enseignants du secondaire.
- Le collège est devenu le maillon faible… Notre système a mis en place un secondaire inférieur qui a du mal à trouver sa place entre le primaire et le lycée. Echec des réformes du collège (1963 et 1975). Différents rapports LEGAND DE PERETTI…et des réformes fondées sur la formation des enseignants (1983 1989). On a essayé de former dans le même lieu les enseignants des différents ordres.
- Aujourd’hui, la crise des IUFM, des ICFP et la mastérisation, symbole ou prétexte. Projet de formation des enseignants au moment du ministère de Jospin. Le but était que tous les formateurs aient un lien avec la recherche.
- Il ne suffit pas de savoir pour faire apprendre. L’art d’enseigner l’ignorance (DARCOS)
- Il ne suffit pas de vouloir pour faire enseigner.
- Il ne suffit pas de placer la formation à l’université pour lui donner un niveau universitaire. (Quel niveau à l’université ?) Il y a trois niveaux. Licence : restitution. Master : bizarrerie française. Paradoxe. Master professionnel ou recherche. La différence vient de la nature du mémoire. Recherche : consulter tous les écrits sur le sujet. Professionnel : recherche d’efficacité comme l’ingénieur. Et si les professionnels voulaient rentrer dans la recherche. Nous sommes dans un niveau d’invention. Le master de formation d’enseignant doit être orienté vers la recherche.
- Le nœud gordien : master ou concours ? ça concerne la conception de la société, de la conception de la fonction publique. Dans la même année si on passe le concours et le master 2, il va y avoir porosité.
- Collé/collé : à refaire
- Reçu/reçu : titularisation
- Reçu concours /collé : avaient une deuxième chance
- Collé /reçu : Seront en grand nombre (90%). Combien prend on de candidats en master 1. La loi nous interdit de sélectionner les candidats. On met en place un système qui produit des personnes qui auront un master d’enseignement et qui seront bien utiles pour combler les besoins de remplacement. Si on garde le concours, il va falloir modifier le système…Le master est un alignement sur Bologne et un renoncement au concours.
- Former un enseignant ne relève plus de compagnonnage ni de la normalisation. Boutinet. Depuis 70, 80 on est sur l’individualisation, car personne n’accepte d’être aidée de manière standard. Si on croit à la professionnalisation des enseignant et des enseignements, il faut inventer une formation professionnelle pour un métier de l’humain. Un professionnel a nécessité de moyen. Il faut rentrer dans une logique de « développement professionnel. » Comment on peut former les enseignants à l’université (ETIENNE, ALTET, LESARD, PAQUAY, PERRENOUD, 2009). M. ETIENNE milite pour la VAE. Attention, l’expérience ne fait pas le diplôme, il faut avoir les connaissances et les compétences…
- Vers une société de la connaissance (SCHARTZ, MORIN, DELORS). Il va falloir accroître les compétences des formateurs
- Progression par crises financières et autres : RGPP et la formation, investissement désordonné ? L’investissement formation va être reporté sur les individus.
- Quel rôle pour l’université et pour l’école ?
- On ne financera que ceux qui se financent pour n’avoir plus personne à financer. Est-ce la fin du service public ?
- Le règne des doubles contraintes, des contradictions : faire mieux avec moins (technique de l’audit, LECOINTRE, REBINGUET, 1990) Utiliser la démarche de projet pour possible l’impossible (BOUTINET, 1993 ; MIDLER 2004, l’auto qui n’existe pas). Imposer du centre l’innovation comme mode de travail ordinaire (INNO-VALO, Cros, 2007). Décentraliser, déconcentrer, délocaliser tout en ponctuant, pointant, commandant et condamnant (ARDOIO, 1994, Service Minimal d’Accueil). Garder la voie hiérarchique et promouvoir les réseaux (ETIENNE, 2000 : RASERD, REP)
- La règle des trois unités : Le président et son ministre. L’établissement et son chef ; l’élève ou l’étudiant individu. Le rôle de l’Etat va imposer sa vision, déléguer le sale boulot aux responsables locaux, garder les manettes du pouvoir.
- Liberté et responsabilité pour les universités : le président et son conseil d’administration. La gestion du budget global (salaires / frais) ; la modification du statut des enseignants chercheurs ; le culte du résultat ; la professionnalisation (PERRENOUD 1993)
- La généralisation des établissements dans le primaire et le secondaire comme en angleterre.
- Les évolutions du métier d’enseignant ; les compétences et le référentiel. Se former et/ou évaluer avec un référentiel. L’évolution vers les gestes professionnels BUCHETON 2009. Le défi des compétences collectives LE BOTERF, 1994& 1998)
- La nouvelle donne de la formation : les masters aux universités (ETIENNE)
- Faire de la formation une partie intégrante du métier et no un avant ou un à côté. Distinguer trois modèles de la formation : compagnonnage, la normalisation, l’accompagnement Action/réaction/retour à l’action (analyse de pratiques)
- Enseigner un métier qui s’apprend toute la vie : valoriser les acquis de l’expérience professionnelle et professionnelle…
- Une architecture allégée pour le système éducatif français.
- Et l’établissement dans tout ça ?
- Commencer par le chef d’établissement qui se mue en chef d’orchestre en compositeur.
- Faire de chaque établissement une organisation apprenante (BOUVIER 1998) Donner la priorité à l’intelligence (comprendre pour s’ajuster)
- L’indispensable niveau universitaire ; le master 2 me semble un ticket d’entrée
- L’implication dans la recherche est l’impensé et l’informulé de la mastérisation
- La formation universitaire des formateurs d’enseignants constitue la clé de la réussite de l’opération.
- Dans ce travail aussi, il faut distinguer et réunir la « tâche prescrite » et « l’activité réelle » (LEPLAT & HOC, 1983)
- Si l’établissement est formateur, alors le formateur devient « accompagnateur » (LAFONT 2001)
- Il accompagne les analyses de situation (FUMAT, VINCENS & ETIENNE)
- L’école ne sera plus un sanctuaire
- Complexité croissante de son rôle autour de l’éducation.
- Le système se réforme pour diminuer les coûts. La formation des enseignants et personnels sera un investissement.
- C’est l’établissement qui fait la majorité du travail. Il contribue à éduquer les élèves mais se voit attribuer, bon gré mal gré, des missions nouvelles comme la formation des enseignants qui sont au cœur de la relation humaine.
- Les formateurs pourraient être les oubliés de la réforme. A eux de se faire valoir comme agents/acteurs.
Clermont-Ferrand le 23 mars 2009 – AFICFP
© Richard Étienne (richard.etienne@univ-montp3.fr)
Dépôts de dossiers et financement
Béatrice MAS
Déposés par les établissements. Ceux qui sont retenus sont accompagnés par les centres de formation. Les formateurs peuvent encadrer des projets innovants. Délais : guichets ouverts (premier arrivé premier servi…) février dernière limite.
Appel à projet. Dossier envoyé en septembre dans les instituts missionnés et les renvoyer mi décembre. Si on anime un groupe de travail, on peut être accompagné par un universitaire et déposer un dossier. La rédaction doit se faire suffisamment en amont…
Dossier individuel. 50 retenus sur 60. Etre titulaire d’un master 2 ou d’un doctorat. Trois comités qui se prononcent. Pas de hiérarchie. Croisement de trois avis demandés à :
- Association territoriale (intérêt pour la pratique du territoire)
- fédération FORMIRIS.
- Universitaires. Méthodologie de la recherche.
Une synthèse des avis est consultable. Des recommandations sont données que le dossier soit retenu ou non.
Conseils donnés. Le contexte fait que les projets ont été rédigés dans l’urgence. Il manque une description d’objet de recherche concise. Les projets de recherche contenaient un trop grand nombre de concepts malgré une problématique bien ciblée. Critère fondamental : accompagnement universitaire. Nécessité de rédiger un rapport intermédiaire. Rapport final en fin de recherche. La participation à une journée de valorisation de la recherche se fait à partir de problématiques, où témoignent les équipes financées tout en apportant un éclairage.
Le financement des masters enseignement ne sera peut-être pas pris en compte. Jusqu’à présent le nombre de demandes était inférieur au nombre de dossiers financés. Quatre raisons pour qu’un dossier soit retenu :
- se perfectionner dans un registre didactique et pédagogique
- action de professionnalisation
- priorité ayant un congé formation
- priorité en master 2, en doctorat.
Guichet ouvert. Jusqu’au mois de janvier. Dossier à adresser aux associations territoriales.
Où en est l’enseignement Catholique? Se dire d’où on vient pour savoir où on va. Il s’agir de savoir pourquoi on agit.
L’action de l’Enseignement Catholique s’articule au niveau d’une idée simple. Ce qui motive nos choix, c’est l’idée que la contribution de L’EC au système d’Etat doit être originale. Nous ne sommes pas en concurrence avec l’enseignement public. Nous ne souhaitons ni l’assimilation à l’enseignement d’Etat ni la privatisation. L’originalité réside dans les projets éducatifs des établissements. L’originalité trouve sa source dans le projet de l’Enseignement Catholique qui fédère et dépasse les établissements pour les faire participer à une même œuvre. Vertu de l’espérance au centre de nos projets.
Lire les assises avec quatre orientations :
- Question éducative
On cherche à mettre en évidence les solutions que nous proposons aux jeunes. Continuer à réfléchir sur la culture à transmettre. Accueil des différences, de la difficulté sociale et scolaire, du handicap. Renforcer l’enseignement professionnel, réflexion sur l’orientation. Travail sur l’éducation affective et sexuelle.
- Religion
Enseignement sur le fait religieux. Annonce explicite de la foi. Déficit de parole sur ce volet-là. Guide pastoral du père Lamotte.
- Des relations avec les collectivités publiques
Loi de 59 cadre efficace. Sans discrimination religieuse, philosophique, sociale. Repose sur le contrat entre l’Enseignement Catholique et l’Etat. Essais de faire partager la culture du contrat…Travailler une culture commune du contrat dans l’enseignement catholique. Liberté d’enseignement… Evénements. Interroger les partenaires sur la question qu’avez-vous fait de la liberté que l’on vous reconnaît ?
- de l’organisation interne
Inégale répartition des moyens humains sur le territoire. Nécessité de s’organiser différemment. Le niveau pertinent est celui de l’académie. Le niveau diocésain s’impose du fait de l’organisation de l’Eglise. Refonte de l’organisation et changement de statut de l’enseignement catholique.
Actualités relatives à la formation des enseignants
Recrutement et formation des maîtres à la croisée des chemins. Il faut attirer et former des jeunes qui puissent adhérer au projet de l’enseignement catholique. Renouvellement massif des enseignants. 1/3 des maîtres va partir. Pénurie critique de candidatures. Difficile de trouver des suppléants. Difficulté de rejoindre les étudiants là où ils sont dans les amphis des facs d’Etat. 65% des professeurs sont issus de la suppléance et non du concours externe.
Elévation du niveau de recrutement doit se faire dès 2009. Une formation de six semaines initialement à 1/3 du temps. Accompagnement sous forme de tutorat. Processus de mastérisation incontournable.
Nécessité de développer les capacités de formation des centres. Améliorer la formation des maîtres du second degré. Voie de la collaboration avec les 5 cathos (maquettes de master pluridisciplinaire). 7 maquettes dont 3 portées par la catho de Lyon. Pari risqué. Résoudre la question des flux de candidats. Campagne de communication débutant le 30 mars. Financements : égalité de traitement possible entre les candidats public et privé. Financement croisé : financement par la subvention obtenue par les catho (1200) droit d’inscription (1000) éducation nationale (le reste). Surcoûts importants bien qu’il y ait disparition de 18000 stagiaires.
Conséquences de la lettre de DARCOS 20 mars. Le concours 2010 sera identique au concours actuel. Temps de formation du maître stagiaire passe de 6 semaines à 1/3 du temps. Formation universitaire à visée disciplinaire et professionnelle.
Pierre Abgral, Directeur du CFP de Brest, Président de l’ANCFP
La révolution que vit la formation des enseignants nous a invité à nous questionner sur les critères définissant le métier de formateur.
Formateur d’enseignants, professionnalisation et professionnalité, quels enjeux, quelles perspectives ?
Nous avons choisi l’audace d’entreprendre des projets et de faire évoluer les dispositifs de formation.
La présentation des 7 maquettes de master dont chacun après la DGES a pu apprécier la qualité, et mesurer le parcours accompli, la somme de travail exigée, témoigne de cette audace, de ce pari.
Cette audace émarge de nos intentions
- de conjuguer ensemble ce qui recouvre nos disciplines, nos champs d’expertise, nos certitudes (quelques unes) nos inquiétudes (plusieurs).
- Des contraintes institutionnelles ou fonctionnelles, à saisir comme opportunités à saisir, occasion d’inventivité.
Les tableaux de questionnement entourant le cloître ont trouvé à ce lieu de méditation, de silence, de se faire porteur de paroles.
Comment les responsables institutionnels (en premier lieu le 1er secrétaire général, Eric de Labarre, Luc Pasquier, interlocuteur auprès du MES, de l’UDESCA et du SGEC) a déambulé dans une démarche sans doute différente des mères ursulines, il Y a quelque siècles.
La culture commune des ICFP s’y élabore dans les échanges, alliant travail et convivialité, ce qui a toujours été la marque de nos congrès/sessions annuels.
- Culture commune malgré la variété des fonctionnements.
- Construction d’une identité professionnalité au travers des tâches diversifiées.
- Coopération, ce qui suppose adhésion, compréhension, implications.
- Cheminement et compagnonnage, sur la route malgré le froid ou le vent, les aléas du climat, les adversaires de tout ordre…
- Les désagréments de tout ordre qui perturbent le voyageur : asthme, eczéma, rhumatismes. A chaque maux ses remèdes. Ici les eaux thermales.
Jalonnant notre itinéraire quelques guides nous ont construit (développé nos acquis)
- Richard ETIENNE
- Béatrice MAS
- Maquettistes
- Eric de LABARRE
- Luc PASQUIER
- Monique LAFFON
Sans oublier ceux qui nous ont fait découvrir la richesse du patrimoine (art roman) dans la cohérence.
- contextualisation et enjeux.
- Financement de la recherche.
- En attente d’habilitation
- Conversion de regard pour l’accès aux formes du sens
- Choix institutionnels et négociations
- Europe : notre terrain de jeu
- Titre ou pas : alternative de formation de formateur.
« Affaiblir le pouvoir, galvauder l’image des savoirs, ridiculiser se espèces, c’est faire la pat belle à tous les populismes, voire les obscurantismes ». Esprit français es-tu là ? Xavier DARCOS, Le Monde 19-03-2009
Richard ETIENNE nous a fait comprendre les évolutions et les enjeux de la formation d’enseignants,
- dans un monde qui change
- dans une école qui tangue
- dans une formation qui hésite.
Former des enseignants, cela ne relève plus :
- du compagnonnage (avec l’apprenti dans sa longue fréquentation de son maître, dans son tour de France)
- de la normalisation (Cf. l’école normale et ses écoles d’application). Personne n’accepte plus d’être traité de manière standard.
Mais alors quel modèle ? Idéal-type ? Quelles formes inventer pour ce métier de l’humain (tenu à l’obligation de moyens et non de résultats)
- formation tout au long de la vie.(Culture de soi)
Dans un environnement fait de menaces et de ressources. (Société de la connaissance, dit-on. Crise mondiale, qui va s’aggraver, dit-on.
A la pêche des talents (Luc BOKTANSKI, Le nouvel Etat du capitalisme.)
Influence croissante de valeurs empruntées au monde de l’art (…les papes, pratiques managériales). Emergence du terme de talent
Le grand défi des DRH, nécessité d’attirer et de développer les fameux talents. Exit la qualification, la compétence. Deux figures imposées du monde industriel, des trente glorieuses, de la modernité. Avec la crise, la mondialisation requiert la mobilisation d’une ressource plus rare, plus singulière : le talent.
Il ne s’agit plus d’exercer son métier dans les règles, selon les normes, dans le genre professionnel. (Différent style, stylisation du genre). Cela relève de la qualification (…)
Il ne s’agit même plus de savoir faire face à l’aléa et aux exigences particulières d’un client, d’un collectif, d’un projet. Ce qu’on veut appeler compétence, (10 compétences pour enseigner, agir dans l’urgence, décider dans l’incertitude, Philippe PERRENOUD). Ce qui est visé à travers le nouveau vocabulaire managérial relève de la capacité créatrice (que l’artiste porte à son apogée).
Notons que la culture : touchée par la crise que l’automobile et l’immobilier. (Cf. expos, salons BD et livres). Ce glissement sémantique n’est pas sans conséquence, sans risque. Tendance à
- l’individualisation
- la personnalisation
- un projet personnel
- primat de la singularité
Le titre (gestion personnalisée de l’entrée en formation) Cf. différent artiste, artisan. Le premier dans le domaine de la création, le second dans la reproduction, l’imitation maîtrisée. C’est l’exception qui est la norme, la règle. (Cf. de la VAE) « qui réoriente l’organisation de vos cursus » Luc PASQUIER
Risque : vision élitiste, vision valualiste.
Roger GILBERT : Bon pour enseigner ? Talent inné, vocation (au contraire de la compétence socialement construite).
Risque de tension (contradiction) avec le cadre du collectif, de la communauté éducative, du travail en équipe. (Enseignant : cow-boy solitaire ou solidaire ?)
Le comportement de l’artiste n’est ni prévisible ni collectif. Le talent est difficilement réductible à une valeur commune. Cf. doctorat : soutenance individuelle « effet St Mathieu » dans les sciences (épistémologie).
Le nouvel idéal-type valorisé :
- renvoie à la possibilité qu’ont les individus (moins des agents, que des acteurs, des auteurs) de pouvoir créer librement les modalités de l’exercice de leurs fonctions et tâches.
- Et non pas d’exercer une activité par obéissance à des objectifs (Cf. « ces enseignants qui désobéissent » le Monde 2) par application des règles, des standards.
Valoriser
- l’originalité
- l’exception
- l’autonomie
Les collectifs de talents (à supposer qu’ils le soient vraiment) sont comme les chercheurs, les enseignants chercheurs, les équipes de formateurs des ICFP. Cf. la question comment recruter des formateurs ?
( ?) et affinitaires :
On privilégie un entre soi par cooptation (à ne pas confondre avec le népotisme, copain/coquin).
« Améliorer la portabilité des certifications » Luc PASQUIER. Est-ce que telle formation est équivalente à telle autre, tel master à tel autre, tel doctorat à tel autre ? Non (Oxford)
Le diplôme « C »n’est pas au niveau 8 comme le titre de formateur.
a) aptitude : « synthèse »pour étendre ses savoirs de sa pratique professionnelle.
b) Compétence : autonomie et engagement soutenu vis-à-vis de nouvelles idées.
Si l’artiste et la référence au talent peut être défini comme la figure de la post-modernité comme la figure de la post-modernité, du narcissisme ambiant (l’ère du vide, LIPOVETSKI), reste qu’il ouvre de nouvelles contradictions – sapant pour dire les fondements de toute institution (école, état, famille, église).
Marcel GAUCHET « conditions de l’éducation ».
Le savoir est partout mais il est destitué. La formation est-elle si malade qu’elle ait besoin de tant de formateurs ?
Les experts qui se penchent sur le chevet de l’école ignorent un ( ?) anthropologique plus profond. Ce sont les conditions mêmes de l’éducation qui sont menacées.
« On refuse inconsciemment, collectivement à l’école les moyens de fonctionner comme une institution. Les savoirs, de libérateurs deviennent oppresseurs. La science : d’émancipatoire devient « emmerdatoire ». La connaissance : d’intérieure devient extérieure. Savoir, c’était acquérir un bagage raisonné en s’organisant l’esprit en même temps. « Il en a dans la tête » devient « ça prend la tête ».
NTIC : pas besoin d’apprendre, de comprendre ce que la machine fait très bien.
Question de parents : pourquoi leurs gamin passe des heures devant l’ordinateur sans rien apprendre. Simple. Ce n’est pas ce qu’ils cherchent.
Désinstitutionalisation de l’autorité, des maîtres, des savoirs.
Détraditionnalisation.
La « nowledge society » arme t-elle la formation ? Quelle reconnaissance collective, institutionnelle ? Le titre de formateur répond « aimez-vous ce que vous faites ?
Le cœur du métier est fondé sur la construction du sens (compétence institutionnelle). Question « qui sait qui il est, d’où il vient, où il va ?
« Tout titre, tout diplôme est d’abord une question de croyance (collective)
La tentation d’un exercice solitaire du métier peut être déjouée par la mise en œuvre d’une organisation apprenante. (Cf. l’établissement formateur, avec définition d’un cahier des charges –label)
L’articulation théorie pratique, toujours norme, plus difficile à faire. (Cf. patiente inquiète sur la fiabilité des méthodes contraceptives).
Fil d’Ariane pour la formation : le décodage (déchiffrage/défrichage) des gestes professionnels.
Au revoir Clermont et à Brest l’année prochaine !